Vous trouverez ci-dessous des annonces d'expositions dont nous avons connaissance.
N'hésitez pas à partager les vôtres:
am-arts@wanadoo.fr
 
Autre site très riche en propositions d'expositions: Artgora

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• Formes et couleurs


Du 2 au 10 septembre 

 
40ème Salon d'Art
Formes er Couleurs
Collégiale Saint André
Chartres

 
Invité d'honneur: Rémi Planche



 
Ouvert de 14h à 19h
Nocturnes les 2,8 et 9 septembre jusqu'à 22h

 
Vernissage le 1er septembre à 18h30


 

• Au fil des cases: hommage à Brigitte Husson


Du 2 septembre au 30 septembre


 Au fil des cases
Hommage à Brigitte Husson


Les Magiciens du Fatras
Jean-Paul CORMIER, Odile DORANGE,Brigitte MÉRÉ, Jean MÉRÉ, Christine NICOLAS,
Guy NICOLAS, Agnès PINEAU
(en bas de page cliquez sur "En savoir plus " pour la genèse de l'exposition)



Office de Tourisme, ILLIERS-COMBRAY
Vernissage vendredi 15 septembre à 18h00
 
Heures d’ouverture: du mardi au samedi, 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h30
le dimanche de 11h à 12h 30 et de 15h à 17h30




Souvenez-vous… lors de l’exposition « Délires de Livres » en mai 2015 à la Collégiale Saint-André, il y avait un espace en hommage à  Brigitte BRENDEL-HUSSON, décédée un an auparavant.
Son ami Eni Looka avait présenté un fac-similé d’un livre de Brigitte, intitulé « Le Chemin Fou », et avait annoncé la création d’un coffret de reproductions. Vous aviez été nombreux à vous dire intéressés par cette proposition.

Le temps a passé et le projet s’est révélé plus complexe et plus long à mettre en oeuvre que prévu, mais ça y est, ce travail de reproduction est terminé et sera présenté pour la première fois lors de cett exposition 

Le coffret, vendu 180 € TTC, comprendra des reproductions dans les couleurs, découpes et formats originaux des oeuvres suivantes : (quelques photos en bas de page) 
- A COEUR OUVERT (livre papier, original tissu, papier et technique mixte)
- BESTIAIRE (livre + pochette)
- LE CHEMIN FOU (leporello, ou livre-accordéon, + pochette
- LE LIVRE BLEU DE MES NUITS BLANCHES (leporello + pochette)
- NOTES DE PRINTEMPS (Dépliant + pochette)
- 2 Boites d'allumettes peintes (+ petits leporellos à l’intérieur)
- LE TOURBILLON D’AMOUR (dessin)
- 4 pages "Naissance d'Esther"
- 4 pages "c'est le printemps (peu me chaut)"
- Lettre de Brigitte à Diane
- Enveloppe et lettre (dont insert découpé) de Brigitte à Mariette
- petite découpe ADAM ET EVE
- petite découpe LES BIENVEILLANTS
- Livret accordéon souvenir avec des photos sur Brigitte, son parcours, son atelier, et
quelques unes de ses créations (36 pages 10 cm x 15 cm; 

En addition à ce coffret « normal », Eni Looka édite 50 coffrets, en tirage limité et numéroté de 1 à 50, qui comprendront, en plus du contenu standard, « A CHACUN »,diptyque avec ses inserts découpés, ainsi qu’une reproduction d’un courrier découpé de Brigitte à Eni. Ce coffret « spécial » est mis en vente au prix de 450 € TTC.

Vous pouvez réserver directement les coffrets auprès d’ENI LOOKA ou Laurent Husso, si vous pensez ne pas pouvoir vous rendre à l’exposition.


Eni LOOKA, 49 rue des Vialattes, 03270 Saint-Yorre,
tel : 04 70 58 29 33, port : 06 88 71 11 97, looka@wanadoo.fr

Laurent Husson: laurent.m.husson@orange.fr






















 



 

En souvenir de Brigitte
 
            Il y a trois ans maintenant que notre amie Brigitte Brendel Husson est allée, suivant les mots d’une de ses amies « du bout de son pinceau chatouiller les étoiles »… ou peut-être a-t-elle voulu vérifier la couleur des ailes des anges, puisque ces créatures diaphanes étaient  ses dernières recherches picturales…
            On a beaucoup parlé de la poésie, du jeu avec l’imaginaire, qui confine au surréalisme,  imprégnant  l’œuvre qu’elle nous a laissée. On pourrait souligner aussi la liberté dont elle témoigne. Certes, tout artiste se définit par la liberté dont il fait preuve mais Brigitte, plus que tout autre a su jouer sur tous les ressorts que ce mot peut prendre, dans ses créations.
            Liberté des techniques d’abord : elle a utilisé avec brio la  peinture sur bois, l’aquarelle, le modelage, le découpage, le collage… tout en conservant à son œuvre cohérence et continuité.
            Liberté de l’exécution ensuite : comme les plus grands, elle a détourné les outils habituels, scalpel, ciseaux, poinçons non pour, par exemple, confectionner de banales dentelles de papier mais pour produire de sublimes découpages  traduisant son imaginaire.
            Et ses personnages ? Que penser de l’humble sardine, dûment bottée qui est récurrente dans ses productions. Elle les surpasse tous, se faisant coursier, héraut, apparaissant là où on ne l’attend pas.
            Et le chemin fou, qui prend vie ?... et donc se trouble, s’égare et fait de multiples rencontres…
            On trouvera dans cette exposition un écho de l’œuvre de Brigitte grâce aux sublimes fac-similés qu’a réalisés son ami Eni Looka. Ce sera une nouvelle fois l’occasion, une fois de plus, d’admirer son talent et de regretter qu’elle n’ait pu, des années encore, procurer joie et sérénité à ses admirateurs…

Les magiciens du Fatras

            Si l’on connaît l’artiste que fut Brigitte, on ne connaît pas la redoutable collectionneuse qu’elle fut. On le suppute seulement, car il fallait bien qu’elle trouve son inspiration à partir de quelques éléments de la réalité… mais on  ne supposait pas qu’elle accumulait à ce point  les éléments les plus variés, des plus humbles aux plus sophistiqués. Certes, il y avait tous les matériaux nécessaires à une créatrice : pinceaux, encres, pigments, papiers … Mais aussi tous ces brimborions naturels ou non qu’elle rangeait dans de multiples boîtes, elles-mêmes récupérées : fleurs séchées, graines, coquillages, galets, fossiles, articles de Noël (quatre grandes boîtes !), fils et boutons… un véritable inventaire à la Prévert… et pour parachever le tout, l’équivalent d’une bibliothèque pour enfants.
            Lorsque Laurent décida de quitter leur maison du Grand Bérou, il invita amis et connaissances « à vider l’atelier » de ce qu’il ne conservait pas… c'est-à-dire à part les œuvres et les recherches de Brigitte, d’à peu près tout… Les participants se sentaient bien un peu « vautours » mais les encouragements de Laurent les poussaient à tout prendre, à tout se partager, quitte à redonner ensuite. C’est ainsi qu’ils firent, par ricochet, le bonheur d’une maison de retraite, d’un atelier de travaux manuels et  de plusieurs bibliothèques ...
            Pendant ce déménagement, un souvenir vint brutalement à notre donateur : « Attendez, dans le grenier du garage, il y a des casiers d’imprimerie, qui en veut ? » Une bonne douzaine de casiers  et d’étagères furent descendus, non sans mal… Une des participantes, pensant à ses petites filles, répondit à la question réitérée : « J’en veux bien un ou deux ». Ce à quoi, Laurent répliqua d’un ton péremptoire : « Tu les prends tous ou tu ne les prends pas… tu les donneras à tes copines… »
            La nuit suivante, pensant à ce qu’elle avait récupéré, sans doute inspirée par les mânes de Brigitte, l’idée lui vint de cette exposition. Il fallait utiliser ces casiers, magnifier ces trouvailles, associer voisins et amis qui avaient connu Brigitte… non pas tous les artistes reconnus, mais les artistes du Dimanche, les amateurs… et c’est ainsi que sont nés Les Magiciens du Fatras. 
Au fil des cases :
            Aux casiers initiaux se sont ajoutés ceux que chacun possédait déjà : casses d’imprimeries, caisses de bouteilles de vin, plateaux de fromage, mini-étagères, tous des contenants divers…
            Aux collections de Brigitte, se sont jointes celles des participants : livres, dés, photographies, articles d’horlogerie, d’imprimerie, de mercerie…
            Cela peut paraitre singulier, étrange et même paradoxal de rendre hommage à Brigitte en utilisant comme accessoire d’expression des espaces aussi  cloisonnés alors que ses œuvres empruntent des chemins tellement débordants, débridés, sans frontière et sans limite et nous content d’éblouissantes histoires qui ne sont qu’aventures au cœur d’un infini de liberté.
            Et pourtant, si l’expression peut ici paraître contrainte par le cadre strict du casier, espace parfois très réduit, l’exigence qui s’imposait a d’autant plus stimulé l’imagination, la recherche et l’inévitable de l’obligation a ainsi favorisé l’inattendu, augmentant le plaisir de la création. Chacun a suivi son inspiration, pensant à celle qui avait permis ces réalisations et ce fil qui nous reliait à elle, tendu entre nous, constituait la trame d’une affectueuse connivence.
            Ne vous y trompez pas, les cloisons ne sont que des murets d’apparence et tous les petits univers présentés ici, se rejoignent dans le même espace de jeu ouvert à la fantaisie et à l’insolite. Ils s’égaillent dans le temps,  voyagent dans l’exotique,  explorent le fantastique,  cultivent le pittoresque, se font couleur d’instant et se délivrent au gré d’une chanson,  au fil du vent,  au crissement de la plume sur le papier, au murmure de l’océan,… ouvrent enfin d’innombrables portes pour transporter en un coup de balai au cœur d’un étonnant vertige, celui qui nous gagna tous par cette idée d’un cheminement infini et que reprend Umberto Eco dans son ouvrage « Vertige de la liste » et qu’il soumet à diverses classifications.
            Ainsi s’exposent de minuscules musées en réduction, où sont présentées des collections : Nos premières écritures, Fantaisies d’aiguille, Collection de dés, Le Petit chaperon Rouge, Ocres du Lubéron, Le temps… collections ouvertes, toujours susceptibles de s’enrichir d’un élément nouveau, uniquement limitées par les possibilités de rangement.
            Puis viennent les séries constituées autour de propriétés, encyclopédies jamais achevées : Blanc et compagnie, Les organes des sens dans les expressions familières, Brassens et Le temps et rien d’autre.
            A l’image des textes de Rabelais, se situent les listes de vertige, basées sur l’excès, mais sur un excès cohérent : Verre c’est vert, Bois et dérivés et Gardiens des secrets.
            Certains singent les cabinets de curiosité tels qu’ils fleurissent à partir du XVème siècle, rassemblant des objets curieux ou venant des pays lointains : Sur la plage, Souvenirs des terres kanak et Souvenir des terres aborigènes.
            Sont figurés également des mondes minuscules, des rochers du littoral à la poche du jardinier centrés, autour de personnages ou d’une action, Famille Bernique, Dame Sorcière, Au fil du vent, La princesse au petit pois et Dans la poche du jardinier.
            Enfin, il y a les casses ou étagères qui échappent à toute classification ou qui cumulent plusieurs caractéristiques…                                                                 
            Quoiqu’il en soit, ces modestes créations ont été pour nous l’occasion de commémorer le souvenir de Brigitte et de valoriser quelques-uns de ses petits trésors patiemment recueillis.


Les compagnons du Fatras
Jean-Paul CORMIER, Odile DORANGE,Brigitte MÉRÉ, Jean MÉRÉ, Christine NICOLAS,Guy NICOLAS, Agnès PINEAU